Notre histoire avec le cododo…

Avec grand Spizou je ne savais pas ce que c’était vraiment. Comme ma référence était les films et les magasines de puériculture pour moi un bébé dormait dans un berceau. C’est à la maternité qu’une sage femme me dit « mettez le contre vous il arrêtera de pleurer et vous verrez ce sera plus facile ». Avec peur j’ai mis ce petit homme si fragile contre moi et je l’ai laissé s’endormir paisiblement.

« Vais je l’étouffer pendant mon sommeil? »

Cette crainte me hantait et mes nuits furent très courtes car je n’avais pas confiance en mon instinct de jeune maman.

Pour nounou Spizou, le cododo c’était expliqué par l’épuisement maternel que je vivais. Il pleurait sans cesse, la mise au sein était très difficile vu sa prématurité et c’est souvent assise dans mon lit que je m’endormais avec mon petit.

Puis je forçais les choses pour qu’il s’endorme dans le sien qui était dans notre chambre. Quel bataille!

Et jusqu’à 9 mois j’arrivais enfin à sortir son lit de notre chambre et il était bien temps car j’étais déjà enceinte de petit 3 et il fallait laisser la place.

Quand Grabouillon est arrivé j’ai ressenti que oui je peux dormir avec mon bébé près de moi sans l’écraser. Pendant un mois et demi il a « squatté » notre lit mais c’est sans difficulté que j’ai réussi à le mettre dans le sien et à l’accompagner à 6 mois dans sa chambre.
Déjà à l’époque nous avions eu les remarques de « enfin! » car bien entendu un bébé doit dormir dans sa chambre. Mais là mon angoisse était tout autre car je ne l’entendais plus respirer la nuit et j’avais peur qui lui arrive quelques choses….

Les années ont passées, nous avons déménagé et notre vie à 5 se passait désormais dans un appartement de 70m2 avec 3 chambres.

Je souffla ma bougie des trente ans. Et avec Spizdad on s’était mis d’accord que l’on ferai nos enfants avant mes 31 ans. Nous avons parlé de ce petit quatrième et les événements ont fait que rapidement il était attendu avec grande impatience et que nous allions nous donner à cœur joie pour qu’il arrive combler notre bonheur.

Mes envies de maman avaient évolués. Notamment sur l’allaitement, le portage mais aussi sur le cododo.

Je voulais être maternante, j’étais assez mûre pour ne pas « entendre » les remarques et faire comme bon me semble.

Spizdad est d’accord et se renseigne avec moi et c’était parti pour contrer les « il faut faire comme si et comme ça ». Nous allons faire comme on le ressent NOUS.

Nous avons aménagé à bébé Spizou son lit pour qu’il soit ouvert sur le notre. J’ai acheté des moyens de portage. Je me suis préparé à un allaitement à la demande.

Et aujourd’hui ?

Bébé Spizou dort encore avec nous et on n’envisage pas de l’enlever de notre chambre. Il est trop petit et trop fusionnel avec nous.

Nous le sentons rassurer, heureux. Je l’aillaite encore et dors en version open bar ce qui me permet d’avoir des nuits complètes et lui le réconfort nécessaire.

Bien sur il y a eu des nuits plus difficiles mais qui n’en a pas?

Le fait d’avoir cette proximité fait qu’il dort contre moi n’importe ou. Pas besoin de lit parapluie.

Et notre intimité? Notre couple?

Bien du monde se pose cette question! Comment fait on pour les câlins? Ayez un peu d’imagination voyons! Ne vous inquiétez pas Benjamin n’a jamais été spectateur! Et notre libido se porte plutôt pas mal pour des parents épuisés avec 4 enfants.
Le cododo doit être une décision de couple c’est certain. Il ne faut pas que l’un des deux se sente contrains. Il faut que l’on soit en parfait accord car déjà l’arrivé d’un nouvel enfant n’est pas évident alors l’avoir au milieu du lit si tu n’es pas d’accord ça sera la catastrophe! Chez nous c’est plutôt le bonheur. Limite on est accro à notre bébé dans notre chambre! On est heureux comme cela. C’est le principal, non?

Ça nous a changé le regard sur nos grands aussi. Quand ils font un cauchemar et qu’il pleure c’est sans gène que l’un ou l’autre va dormir près de lui (non on ne dort pas à 6 dans notre Queen Size je te rassure!)

C’est aussi parcequ’ on est conscient que nos minots grandissent trop vite que l’on prend le temps avec le petit dernier. Nous sommes conscients que ce que l’on vit actuellement n’est qu’éphémère et que rapidement il dormira dans son lit sans barreaux dans la chambre avec son frère nounou.

Voilà notre histoire avec le cododo. Ce n’est pas un article qui te dit que c’est mieux de faire ainsi. C’est juste notre décision, notre choix à nous. Le principal c’est de faire ce qu’il VOUS semble bon. Et j’insiste bien sur le fait que c’est une décision de parent pas juste de papa ou de maman. Il faut toujours que le couple papa maman passe avant maman bébé. Ma fusion avec bébé Spizou est flagrante mais elle ne serai pas aussi sereine si mon Spizdad n’était pas d’accord 😉

Je vous souhaite une belle nuit.

Cand, spizmum

Savoir donner un cadre

Il m’est difficile de l’avouer mais oui je me suis plantée pour mon premier et je m’en mords les doigts aujourd’hui.
J’ai voulu lui donner une direction , un chemin à suivre mais en lui donnant trop « de liberté ».

Avec le recul ce n’est pas de la liberté que je lui ai laissé… C’est des consignes sans expliquer des « non » qui ne tiennent pas deux minutes…

Du coup aujourd’hui c’est celui avec lequel je galère le plus mais je ne lâcherai rien! Je persisterai pour lui!!

Par contre ça roule avec les autres car depuis petits je leur inculque un cadre. Le même depuis toujours, des rituels, des habitudes qui ne sont pas pour eux des contraintes( comme ça peut l’être pour mon premier) mais une façon de vivre. Mon second et mon troisième ne savent pas lire l’heure et pourtant ils sont à table pour le petit déjeuné pour 7h45. Oui car j’ai pris le temps de leur dessiner l’horloge sur le déroulement du matin. Ils savent que l’on se brosse les dents deux fois par jour. Ils arrivent à dire pardon et à reconnaître lorsqu’ils font une bêtise…

Certains dise de moi que je suis un colonel. Que je suis trop stricte! J’avoue j’ai des allures de super nannie et alors?

Je pense que si on fait les choses avec amour il n’y a pas d’inquiétude à avoir. Je suis aussi dure avec eux que ce que je les aime. Je leur prouve mon amour chaque jour et mes minots ne doutent pas de celui ci.

Dans la tribu nous nous disons je t’aime tous les jours. On n’oublie jamais de se prendre dans les bras.

Après ce n’est pas le monde des bisounours et il y a des ratés! Des moments de colère, des cris qui n’auraient pas du se faire entendre mais nous aussi avec Spizdad on sait leur dire pardon 😉

Depuis que l’on habite en Bretagne, j’apprends a jouer encore plus avec, je partage encore plus de moments et ça m’arrive même de partager des bêtises !!!! Car il n’y a pas que les cadres dans la vie et je pense que transgresser les règles quelques fois c’est libérateur 🙂

Et vous vous êtes des parents stricts, cool, « comme vous pouvez » ?

Cand, spizmum